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Vol 't' Air

Vol 't' Air

Parapente, compétition, cross, fun .... par Thibaut Lavolé

Publié le par Thibaut
Publié dans : #NG, #natural games, #2015, #IP8, #Icepeak 8, #parapente, #millau

Au programme des NG 2015:

-Du niveau
-Du beau monde
-Des belles manches
-Des conditions bien fufu!!

Toutes les pré-requis pour une compétition réussie sont réunis, place à l'action!!

Premier jour, le temps de pointer, de charger les GPS, plus le brieffing sécurité, nous montons au déco à une heure tardive, sans trop nous presser. Le start est à 15h, les conditions s'annoncent bonnes, une belle manche de 90 km en rectangle nous est proposée.

Je décolle tôt et me place en haut de grappe dès le début, mais rapidement il y a beaucoup de monde en l'air, les grappes ne sont pas très bien organisées et je me laisse finalement totalement déconcentrer 10 minutes avant le start...
En plus, il faut prendre en main l'IP8, je n'ai que peu d'heures de vol dessous et pas dans ces conditions là!!
Bref, vous l'aurez compris, je passe le start en retard et tout en bas. Il me faut un peu de temps pour réaligner les neurones qui commandent l'accélérateur et je laisse le groupe de tête formé d'une 30aine de pilotes s'éloigner rapidement. Arrivé à B1, j'ai déjà 2 bons thermiques de retard et derrière le groupe de tête c'est la débandade. Pas de leader franc, tout le monde se regarde, ça n'avance pas.
Je me bats jusqu'au bout, et me retrouve dans la dernière branche face au vent, avec 2 autres pilotes, ras par terre. Le thermique salvateur nous ressort de ce trou à +6m/s, et nous parvenons à rentrer au goal, avec une demi heure de retard. Seuls deux pilotes boucleront derrière moi, j'ai un peu fait la voiture balai aujourd'hui. Mais demain est un autre jour, alors il faut garder le moral, et puis 37 ème ce n'est pas si mal.

Et le lendemain, du moral, il en faut, parce que 30 pilotes sont posés avant le start. Les conditions anémiques entre coupées de gros coups de mou me laissent de nouveau très mal placé au start. Encore une fois, je suis parti pour courir derrière, et je remonte petit à petit, les yeux rivés sur ce groupe de tête. Je rattrape les retardataires qui n'ont pas réussi à maintenir la cadence imposée par la grappe des "guns", mais me retrouve bientôt à 100m sol, dans la plaine. Mes habitudes de plaineux ne mettent pas longtemps à pointer le bout de leur nez, et je bataille sur plusieurs kilomètres, de village en village, toujours au radada. Enfin, je finis par caler mon IP8 sur la tranche, dans un pétard bien teigneux qui me ramènera au plaf max autorisé du jour, sous la TMA. La rentrée au goal, au taquet dans la confluence est assez énorme, à 100km/h, mon GPS m'annonce plus de 36 de finesse! Une IP8, ça plane ;-)
Mais mon point bas m'a coûté beaucoup de temps et cette confluence aurait pu être mieux optimisée si j'avais eu quelques pilotes en visuel devant moi.... J'arrive satellisé au goal, avec une demi heure de retard! Au moins, je suis constant, à défaut d'être devant. Et en plus, avec les pilotes qui ont fait un trou et ceux qui n'ont pas bouclé, j'ai même gagné des places au général, me voilà 32 ème.

La troisième journée est annulée, vent fort, nous en profiitons pour aller faire un tour dans le village des NG.

3 ème et dernière manche, j'ai enfin réussi à bien me placer au start!! Je suis dans la grappe et nous enroulons en tangentant le rayon du start, prêts à bondir. Tout le monde part, je suis...
...Et 1km plus loin, je me rends compte que je n'ai pas claqué le start!! Dans la concentration de la grappe, je n'ai pas pensé à refaire les 15/20 qui me séparaient du rayon après l'ouverture :-(
Me voilà de nouveau en retard, alors que j'étais bien placé.... Quelle erreur de débutant! Cela m'énerve, je pousse sans réfléchir, bas, en dessous du groupe de tête. Je pousse, beaucoup, trop! Je finis à 200m sol au dessus de Millau, bien en dessous du niveau du déco, alors que les groupe de tête qui a trouvé le thermique est de nouveau perché. Il me faut un moment pour reconnecter le cerveau, me raisonner et me dire que tout n'est pas perdu, que je peux encore boucler. Alors je me re-mobilise, je remonte au plaf, et je commence à pousser, tellement énervé de cette erreur de débutant que je viens de commettre. Ensuite, j'ai vraiment bien volé, les conditions atomiques en l'air m'autorisent un régime de vol très élevé, quasiment tout le temps à fond. Je remonte les pilotes à la traîne un par un, en sélectionnant les varios. Je ne m'arrête pas en dessous de +4m/s. Je suis enfin vraiment à l'aise sous cette IP8, même au milieu de la paille décollée du sol dans le gros +7 qui envoie du bois... Je suis à fond jusqu'au points temps, à 5km du goal, que je passe à 200 m/sol, et je me retrouve en soaring au pic d'Andan en attendant un cycle salvateur qui m'aidera à boucler. Pendant ce temps, des pilotes me repassent sur la tête, mais la course est finie, maintenant il n'y a qu'à boucler. Enfin le cycle arrive, je ressors, et me voilà à finesse 5 du goal. C'est parti, on rentre à la maison.
Suite à mon erreur, j'avais perdu beaucoup de temps, mais ma bonne gestion de la suite du vol m'a permis de combler une bonne partie de mon retard et je n'aurai "que" 20 minutes de retard aujourd'hui. JE gagne encore 2 places au général et me voilà 30ème.

Je ne suis pas mécontent du résultat, c'était ma première compétition de la saison, et je n'avais qu'une vingtaine d'heures de vol sous cette IP8, en conditions tranquilles de plaine. Cette pre-coupe du monde aura donc été riche en apprentissage, en kilomètres, en thermiques généreux, bref une très bonne expérience, j'en repars avec de bonnes pistes de travail et prêt pour aller au Portugal dans 2 semaines!!!

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #IP8, #Iceapeak8, #pegasus bridge, #parapente, #normandie

Après ces deux mois de stage, je commençais à être cruellement en manque d'heures de vol...
Heureusement, ma première journée de vacances m'a remonté le moral, puisque cette journée de vol plutôt inattendue m'a poussé jusqu'à Dieppe! Un vol de bon augure qui permet d'enfin attaquer cette saison.

Depuis, j'engrange les heures en l'air tant que possible, j'enchaîne les vols et je découvre des sites...

J'ai retenté le vol pour Dieppe, mais malheureusement cela ne s'est pas passé comme prévu, posé kilomètre 115, et après 3h de stop infructueuses, je jette l'éponge et finis par appeler ma mère à la rescousse!!

En tout cas, j'ai maintenant un certains nombre d'heures sous cette IP8, et je m'y sens vraiment à l'aise. Quelques réglages sellette et accélérateur s'imposaient, mais maintenant je suis prêt à pousser!!!

Découverte de Port Racine en IP8! :-)Découverte de Port Racine en IP8! :-)Découverte de Port Racine en IP8! :-)Découverte de Port Racine en IP8! :-)Découverte de Port Racine en IP8! :-)Découverte de Port Racine en IP8! :-)

Découverte de Port Racine en IP8! :-)

Un vol court mais intense avec Adrien des Roches de Ham à la mer, posés à Port en Bessin, sous une autoroute de cums... 1h20 de vol pour aller à la mer, en assurant!

http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2014/vol/20166948

Bon, j'ai aussi foiré une journée à potentiel, pendant laquelle Chouchou fait plus de 200 bornes, mais c'était des conditions vraiment difficiles, trop pour moi!

Posé km25! Un ciel de folie mais des conditions moisies...

Posé km25! Un ciel de folie mais des conditions moisies...

Ah, et aussi, il y a eu l'opération Pégasus Bridge!! Votre mission si vous l'acceptez, devoir de mémoire oblige, poser devant la foule et en fanfare, dans une rue étroite, entre lampadaires et haies, le tout sous les yeux des personnalités et vétérans présents et avec une machine qui plane bien trop!!
J'en rajoute à peine, il faut l'avoir vécu pour le croire, impossible à imaginer! D'ailleurs, la vidéo est disponible ici:
www.cotentinvuduciel.org/Video/Operation-Pegasus.avi

Bravo à tous les pilotes qui ont relevé le défi, ça donne une idée du niveau d'engagement qu'il fallait pour se "crasher" dans un planeur, de nuit, dans ces champs trop petit et sous un pluie de balles...

Et pour finir sur une note plus joyeuse, du bi-place, parce que à deux, c'est mieux!! :-)

Des passagères pas totalement sereines...
Des passagères pas totalement sereines...
Des passagères pas totalement sereines...

Des passagères pas totalement sereines...

Et voilà, à peine fini de prendre un peu le temps de se poser que le rythme va bientôt s'accélérer, demain matin départ pour Millau, en pré-coupe du monde, puis début juillet Montalegre, Coupe du monde du Portugal, avant d'enchaîner sur le Championnat de france jeunes, la coupe du monde en Suisse, le championnat de france Senior et peut-être la PWC d'Ager!!

Un programme bien chargé, qui promet de belles heures de vol, de nombreuses rencontres, et toujours autant de plaisir!

restez connectés... ;-)

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #parapente, #paragliding, #parapentiste heureux, #IP8, #Iceapeak8, #niviuk, #normandie, #dieppe

Samedi matin, c'est étonnement calme sur le déco Ouest de St Omer. Nombre de crosseux ont fait le déplacement, la pression des grosses journées est présente, mais personne ne se décide à décoller. Les débutants enchaînent les ploufs, ce n'est pas rassurant.

Guido se met en l'air, très vite rejoint par d'autres, pendant que je finis mon sandwich et que j'entame ma pré-vol. C'est décidé, aujourd'hui je prends mon temps... Premier jour de vacances, finie la pression des études. J'ai accumulé beaucoup de frustration ces derniers temps et je ne compte pas en rajouter aujourd'hui. Je prendrais le temps qu'il faut, mais je ferai les kilomètres qu'il y a à faire.
De toutes façons, je ne suis pas préparé pour un grand vol. Mon GPS est en révision, le secondaire a à peine de la batterie, j'ai pas de penilex, et je n'ai que quelques heures sous cette IP8! Ce sera donc un cross de prise en main, tranquille :)

Une partie des guns est déjà en train d'enrouler quand je sens l'excitation monter et me pousser à décoller. La première surprise du vol arrive alors, par les airs... Adrien a décollé une heure plus tôt des Roches de Ham et vient finir son glide dans le haut de la grappe qui s'extrait. Un joli coup, il a déjà 40 bornes d'avance! Je me concentre et arrive à rejoindre le haut de la grappe, entouré de bons plaineux, ça sent la bonne journée.

L'extraction (photo: Ludovic Maitre)L'extraction (photo: Ludovic Maitre)

L'extraction (photo: Ludovic Maitre)

Bonne ambiance dans le thermique, le sourire est sur tous les visages. Bien que la première montée au nuage soit assez longue, nous finissons tout de même par atteindre les barbulles, mais très rapidement la grappe s'éclate.
Un petit groupe composé d'Honorin et Chouchou en tête, Léo et moi à la poursuite, suivis de Nico, Adrien et quelques autres se jette dans la plaine, bien décidé à exploiter cette journée qui s'annonce pas si mauvaise que ça finalement.

La grappe vue du déco (Photo: Yohann La Marra)

La grappe vue du déco (Photo: Yohann La Marra)

Mais nous déchantons assez vite, il n'aura pas fallu plus d'une transition pour que nous soyons déjà au point mort, en mode survie... Encore assez haut, mais plus de marge, et cela ne monte plus beaucoup. En me traînant tant bien que mal jusqu'à Falaise, je trouve le thermique salvateur, celui qui redonne le moral. Les chevaux sont lâchés, je commence à me détendre en additionnant les plafs, je peux même sortir l'accélérateur... jusqu'à Vimoutiers. On perd alors Hono, tanqué dans la cuvette.Léo et moi nous retrouvons seuls, un peu en mode touristes. Pas besoin d'échange radio pour se mettre d'accord, personne ne bougera tant que ça ne monte pas plus... Les thermiques sont faibles, la dérive quasi nulle, ça n'avance plus et il faut s'armer de patience. Adrien change de cap et part au Sud, tandis que Nico qui a tracé une fléchette au-dessus de Vimoutiers semble bien bas de l'autre côté. Le concours de patience est lancé....

Toujours aussi bon d'être au plaf (photo: Ludovic Maitre)

Toujours aussi bon d'être au plaf (photo: Ludovic Maitre)


Je ne suis pas pressé et donc plutôt bon à ce jeu, d'autant qu'il faudra bientôt prendre la décision de craber au Nord ou au Sud. Finalement, je ne suis pas arrivé au plaf quand je me décide à partir, Le ciel semble s'être rallumé, les cums grossissent. Nico annonce à la radio qu'il pose, km 70, tandis que Léo et moi nous décidons pour le couloir de Bernay. Il n'est pas large, mais si l'on passe derrière c'est gagné. De longues minutes de surveillance du GPS commencent. Il faut avancer dans ce couloir sans s'approcher trop des TMA. Coup du chance, le thermique que l'on attrape à l'entrée dérive à quelques degrés près dans l'axe du couloir, et nous avançons maintenant un peu plus rapidement. À peine sortis de ce couloir, il faut à nouveau craber pour éviter la CTR de Rouen. Nous ne sommes pas dans la dérive, mais nous avançons relativement bien. Chaque thermique nous rapproche de la TMA d'Evreux, chaque transition est optimisée pour nous en éloigner tout en conservant une vitesse de vol convenable. 55km plus loin, s'en est fini de la gestion des espaces aériens, la pointe de Rouen est passée, nous pouvons enfin nous relâcher, sortis du point dur de ce vol.

Gestion de l'espace aérien

Gestion de l'espace aérien

Maintenant, il n'y a plus qu'à profiter. Nous approchons du km 150, et sommes totalement en mode tourisme. Les échanges radio se limitent à "Putain, c'est trop beau les méandres de la Seine" et autres "Les lacs turquoise et les carrières, ça fait vraiment un beau mélange". Nous passons tranquillement au-dessus de la Seine. La zone est porteuse mais aucun thermique ne veut passer sur notre chemin. J'en profite pour constater que je suis vraiment bien sous mon Icepeak, elle communique ce qu'il faut, pas de parasites tout en restant solide, même accélérée.

Nous trouvons finalement un petit thermique en retraversant la Seine, et Léo commence à attaquer. Je suis plus sur la défensive et j'attends d'être au plaf pour avancer. La journée est loin d'être terminée, mais les thermiques faiblissent; coup de mou habituel en plaine. Dieppe se profile à l'horizon quand Léo commence à se battre dans les basses couches, je le soutiens à la radio, mais cela ne suffira pas, il pose au km 155, alors que je trouve le thermique juste derrière son point de posé.

J'ai du mal à prendre la décision de l'abandonner, nous venons de faire 100km en nous aidant mutuellement... J'aime vraiment ces vols à deux, où chacun joue son rôle, tantôt à l'attaque, tantôt en défense, c'est vraiment un bon soutien mental de voler entre potes. Et puis l'appel de la mer devient trop fort. Il ne me reste que 2 ou 3 thermiques pour être à Dieppe. Et pire encore, le ciel est fumant dans la dérive! Commence alors une longue remontée jusqu'au nuage, puis je me laisse glisser jusqu'au thermique d'après, ça flotte bien, c'est agréable.

Je réagis alors que j'entends encore la balise de St Omer à la radio, et je parviens même à joindre Jean-Paul qui y est en vol. Je tente une négociation de récup pour Dieppe, sans trop d'espoir. Puis rapidement je perds le contact, j'ai perdu de l'altitude. La rencontre du vent météo et de la brise de mer rend la masse d'air assez peu homogène, et je dois me reconcentrer sur cette fin de vol. Heureusement, cette IP8 est solide et bien que se tordant dans tous les sens, elle me montre le chemin du nuage.

Un thermique plus tard, je suis en train de me laisser glisser vers Dieppe. Ma vitesse sol est en chute libre, je n'avance plus... La brise de mer me contre et m'empêche d'aller survoler Dieppe.
Je pose sur l'aérodrome à l'entrée de la ville, le sourire aux lèvres.

La chance me sourit encore une fois, et les paras de l'aérodrome me déposent à la gare de Dieppe 5 minutes avant le départ du dernier train pour Rouen. Juste le temps d'acheter mon billet et me voilà en route pour rejoindre Léo qui a réussi à aller jusqu'à Rouen en stop. Les coups de téléphone et les sms commencent à arriver. J'apprends que Phiphi et Serge sont posés à côté de Rouen et que Nadine vient les chercher. Je n'ai pas à négocier beaucoup pour qu'ils nous récupèrent à la gare. Une petite halte dans une pizzéria, et nous voilà rapidement rentrés à nos voitures, à 1h du mat.

Le vent est encore présent et bien axé, la lune est haute dans le ciel et la nuit claire, certains en profitent... ;-)

Pour ma part, je rentre chez moi, content, avec un nouveau record perso en poche, une trace en slalom sur fond d'espaces aériens plutôt chouette, et des images plein les yeux de ce beau vol!!
Il restait encore facilement une heure de vol dans ce ciel de folie, si ce n'est plus, j'aurais pu choisir le couloir Ouest plutôt que Dieppe, mais cela facilitait la récup, et cela fait toujours plaisir de finir son vol à la mer. Comme celui d'hier, les Roches de Ham /Port en Bessin, mais ça, c'est une autre histoire ;-)

Le défi est lancé, et en partant des Roches de Ham, le potentiel est plutôt grand. St Omer/St Omer, c'est 300km, et c'est noté dans un coin de ma tête.

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #IP8, #Iceapeak8, #parapente, #st omer, #niviuk

Cela fait un moment que je n'ai pas publié sur ce blog, mais ce soir j'ai du nouveau à vous raconter! :)

La saison d'hiver m'a laissé beaucoup de temps pour réfléchir et songer à mon avenir tant scolaire que parapentesque, et j'ai fini par trouver un moyen de concilier le tout! Je ferai donc aménager mes études l'année prochaine pour pouvoir profiter de la bonne saison. D'autant que le facteur vient de me déposer un colis qui promet de beaux vols dans les mois à venir.

Un colis aux couleurs intéressantes....
Un colis aux couleurs intéressantes....

Un colis aux couleurs intéressantes....

Mardi j'ai donc pu tester mon nouveau jouet. Pire qu'un enfant à Noël, je n'ai pu résister à la tentation du premier créneau météo, au détriment de mon cours de Créativité Logicielle...

À st Omer, le vent est travers, mais ça vole. Je me dépêche de démêler mes suspentes, tout en savourant le craquement du tissu.
C'est ma première aile neuve, chaque froissement du tissu je ne peux m'empêcher de sourire.

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Je termine en hâte ma prévol, tire sur les avants, l'aile prend forme et monte docilement se caler au dessus de ma tête.
Je me surprends à rire, comme un gamin! Sans raison apparente, juste le plaisir de savoir que dans quelques instants je serai en l'air! Le gonflage est étonnant de facilité, l'aile monte vraiment bien, ne shoote pas.

Quelques secondes de gonflage sur le décollage, histoire de tâter la masse d'air et de prendre contact avec mon nouveau jouet.
Il ne s'est pas écoulé une minute que je ne tiens plus! ... 3 pas plus tard, je suis en l'air. Heureux.

premier vol de 2015 : icepeak 8!

D'entrée, le feeling est différent. Cette sensation de puissance que je ne connaissais pas avant qui m'envahie est indescriptible.
J'ai l'impression de ressentir le moindre mouvement de l'air qui m'entoure, l'aile semble avoir une pression énorme!
Je pousse le barreau, juste pour voir... L'aile plonge devant, toujours gonflée à bloc, les avants sont tendus, les actions aux arrières sont d'une efficacité redoutable!

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Quelques minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir toujours volé sous cette aile, totalement à l'aise, jouant avec
la masse d'air, je me surprends même à sortir l'appareil photo, et malgré le vent bien travers Est, l'aile est restée solide et
n'a pas esquissé la moindre fermeture du bout de plume de tout le vol.

Cette Icepeak 8 est vraiment dingue, je n'avais jamais ressenti ce feeling en l'air! Il me tarde d'y retourner.

C'était quasiment mon premier vol de 2015, mais quel vol! La saison commence bien, de belles choses sont à venir! :)

J'ai même pris le temps de faire un self'IP8! ;)

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Et Léo a filmé nos vols:

Et au passage, je suis toujours à la recherche de sponsors pour m'aider à financer ma saison, parce que pour aller en coupe du monde, il va falloir payer les billets d'avion...
Si vous connaissez quelqu'un, ou quelqu'un qui connaît quelqu'un...
N'hésitez pas à transmettre mon dossier, dispo à cette adresse:

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #TMA, #espace aérien, #parapente, #basse normandie

Trace du vol:
http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2013/vol/20149792

Et pour comprendre la difficulté du jour, affichez l'espace aérien! (le petit avion en haut de la carte à droite!)


Aujourd'hui, la météo sur site n'a rien à voir avec ce qui était annoncé!

Donc la journée commence par une heure et demie de vol en local, ponctuée par quelques attaques de buses et quelques passages bien en dessous du déco!

Et puis, d'un coup, la machine se met en place, le vent rentre ESE, nous sommes scotchés en l'air, et perpendiculairement au déco! Je me repose au sommet et j'attends un peu que cela se calme.

Je redécolle une demie heure plus tard, et trouve le thermique de sortie directement après le décollage! Il me monte au plaf, et un choix stratégique s'impose! Dans la direction du vent, la mer me tend les bras, mais la TMA de Deauville et son plancher à 762m me refroidissent, tandis qu'en crabant, il semble pleuvoir un peu plus loin que Falaise! J'avance un peu dans cette direction, mais la pluie est bien présente au loin, alors je décide d'aller m'entraîner aux points bas sous la TMA! Un plaf max à 762m/mer et le sol à 200m/mer, ça ne fait pas beaucoup de gaz pour tenter quelque chose, mais je suis décidé!

Et effectivement, ce n'est pas de la tarte, chaque transition débouche sur un point bas rapidement, sauvé un coup par les mouettes, une autre fois par un village, le moindre pêt de none doit-être optimisé! Et dès que j'arrive à 600m/mer, je pars poulie/poulie pour quitter la zone ascendante, si j'atteins 630 j'attrape les B3 pour ne prendre aucun risque d'emplafonner!!

Cette technique marche sur 20 bornes, jusqu'à ce qu'un obstacle ne se dresse sur mon chemin;DES EOLIENNES! Parce que passer un col c'est pour les petits joueurs, contourner une éolienne c'est pour les Hommes! :D

En fait, mon glide final me permet juste de passer entre deux éoliennes, même pas au-dessus, et j'espère trouver un truc derrière, mais rien, je pose à 50m d'un éolienne, la masse d'air n'est même pas turbulente.

En tout cas, faire la mer sous la TMA, c'est vraiment un défi de taille, j'attends une belle journée avec des plafs ridiculement bas pour enfin y parvenir...

D'autres photos à suivre quand mon appareil aura de nouveau de la batterie!

Quelques photos du vol! :)
Quelques photos du vol! :)

Quelques photos du vol! :)

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #icepeak 6, #compétition internationales, #belgian paragliding open, #polish open, #swiss open, #parapente

Je me pose enfin 5 minutes pour prendre le temps de rédiger un petit article sur ce mois de juin!

Depuis le premier juin je suis parti en compétition avec Léo, dans le camion! Nous avons fait: Swiss open, (Polish open), Belgian open, Compèt B Mieussy, Pré-PWC Millau.

On commence par le Swiss, un niveau énorme, des pilotes énervés, des conditions atomiques, le décor est planté pour une belle compétition!

La première manche, dans des conditions de vol pas si mauvaises, le groupe de tête part à Mach 12, je me contente de boucler 40 minutes derrière, à la 22ème place! C'est la découverte de la vitesse à laquelle vole un groupe de tête (niveau coupe du monde!) qui me laisse un peu sur le cul...

Deuxième manche, je fais une option tout seul, ça marche bien, je suis perché, un peu en retrait au moment où un voile met tout à l'ombre, mais je me mélange les pinceaux dans les vallées, me perd un peu, et après un peu de tourisme dans les faces Est en plein milieu de l'après-midi je me pose tout seul, tandis que tous les retardataires me passent dessus... Résultat, 51 ème de la manche!

Troisième manche, je décide de blinder un peu, 97kms de lancés, une sacré belle manche. Les faces Sud du Titlis sont atomiques, +6/7 m/s d'un bout à l'autre, collé au caillou, ça impressionne! J'ai bien pris le rythme, je ne relâche le deuxième barreau que pour enrouler! L'impression de vitesse est grisante, et c'est cool de boucler 100 bornes à 15h! Je finis 18ème à un peu plus de 30km/h de moyenne.

Quatrième manche, ma stratégie de vol est de rester le plus longtemps possible au contact du groupe de tête, je donne tout ce que j'ai dès le départ, je colle au cul de Maurer, j'optimise au mieux les thermiques pour ne pas prendre trop de retard en transition, nos IP6 ne peuvent pas suivre leurs monstres en vitesse pure... J'arrive tout de même à rester au contact pendant la moitié du parcours, puis je les perds avant de traverser la grande vallée d'Engelberg! Je me sors les doigts, ressors de mon point bas, en soaring sur un col, voit Maurer qui est les pieds dans les arbres sous moi, je comprends que le groupe de tête s'est mis bas aussi, alors je pars à fond les ballons avec un semblant de groupe de tête qui s'est reformé, on tente une option qui ne marche pas, et on tanque tous au km 89, à même pas un thermique du goal... Dommage, mais belle manche!

Bilan: "J'ai appris à voler vite, 4 manches pour une progression monstrueuse! J'ai appris à débrieffer un peu avec Arnaud, une bonne expérience!"

Les photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian openLes photos du Belgian open

Les photos du Belgian open

On enchaîne sur le Polish open, mais comme ils ne veulent pas de nous, nous ne ferons qu'une seule manche en open! Encore une bonne expérience, une compète de niveau plus faible, mais le groupe de tête va toujours très vite!

Ensuite on se prend quelque jours de baignade en attendant le début du Belgian, qui s'annonce compliqué niveau météo!

Et effectivement, la météo ne s'était pas trompée, il n'y aura que deux manches!

La première se joue tactiquement, il faut voler très vite, mais aussi mettre de gros coups de frein à main par moments, car les conditions évoluent très vite! A ce petit jeu je ne me débrouille pas si mal, et à part quelques places de perdues sur une rentrée au goal bien bétonnée, j'avais fait ma plus belle manche en compète de ce niveau! Je finis 6 ème en un peu moins de 2h, pour faire les 47km,pas une grosse moyenne, mais un vol pas si facile!

La deuxième manche je me mets un peu la pression, les conditions son quasi anémiques par endroits, les cycles ne sont pas longs, le temps mini n'arrange rien, c'est encore bien dur de choisir quand attaquer! Bien évidemment, je me décide au mauvais moment, et me retrouve dans un gros point bas, dont je mets un temps fou à ressortir! Je ne prends même pas le temps de refaire le plaf, et je chemin au maximum pour remonter le temps perdu, cela ne marche pas trop mal,mais ne suffira pas à recoller les gagnants! Je boucle 8ème, mais avec presque 20 minutes de retard! Toute la difficulté du temps mini est là...

Bilan:

Une bonne compète, qui manquait un peu de manches, mais qui met en confiance pour la suite. Je finis 5 ème au général, l'entraînement au Swiss open porte ses fruits! Je devrais avoir une lettre pas si mauvaise, et en route pour les coupes du monde!

Nous avons roulé toute la nuit qui a suivi pour venir voler à Mieussy, sur la compétition sport, avec un gros niveau et de nombreux pilotes élites à se tirer la bourre, intéressant!

La première manche se déroule bien, je tente une option tout seul, elle ne passe pas comme je l'aurai voulu, et il faut tout donner pour remonter un peu, mais je m'applique et rejoint quasiment le groupe de tête au point dur de cette manche, la rentrée au goal, dans une vallée avec une brise à décorner les boeufs, si tu lâches l'accélo t'es en marche arrière, le tout la plume dans le caillou, car la brise lèche le relief et que l'appui en dynamique est vraiment pauvre. Une rentrée bien engagée, surtout après si peu de sommeil la nuit précédente, et clairement pas de niveau sport, mais c'est un autre débat!

La deuxième manche est tout autant engagée, avec un passage sous un congestus qui se déleste de son humidité,il faut nettoyer les instruments pour claquer la balise dans un col à 5m/sol, et une rentrée au goal avec une balise a aller chercher 10 bornes plus loin dans la brise! Bref, autant vous dire que l'on ne retrouve que des guns à l'attéro! Et la moitié des pilotes qui y posent (dont moi!) n'ont pas pu claquer la dernière balise, en altitude!

Bilan:

6 ème au général, content de ma compétition, mais carrément choqué du niveau exigé pour cette compétition sport! C'était au moins aussi engagé que sur les open internationaux des semaines précédentes!!

Ensuite nous nous sommes pris 2 jours de repos à Annecy, entre vols de nuit, barbucs à Planfait, baignades et petits cross dans la journée, et nous avons repris la route direction Millau!

Pré-PWC de Millau:

Bon, visiblement, j'étais un peu crevé pour cette compèt!

La première manche, tout se passe bien, quasi au contact du groupe de tête tout du long, jusqu'à ce que nous devions remonter le vent, dans des conditions pas encore bien établies! Cela coûtera cher à tout le groupe de tête, car seul un pilote s'en sortira, après un joli point bas à moins de 100m/sol! La compétition est foirée dès la première manche! Les retardataires nous passent dessus sans difficulté, avec un ciel parfait rempli de beaux cumulus!

La deuxième manche, en plaine, je me lance encore dans une option merdique et comme d'habitude sur les dernières manches, je suis en retard, le couteau entre les dents et au taquet! Je donne tout ce que j'ai pour remonter, et je finis par être bien placé! Mais voilà, même erreur que la veille, je m'enflamme à un thermique du goal, dans un ciel qui vire au bleu, espérant rentrer avant la disparition des thermiques! Et forcément ça ne passe pas, je suis donc tanqué pour la deuxième manche de suite de cette compétition.

Visiblement, je n'ai pas réussi à mettre le frein à main quand il l'aurait fallu, c'est dommage, il y avait encore de belles choses à faire sur cette compétition, mais c'est formateur.

Voilà pour le récit de mois de juin, beaucoup de positif, de l'apprentissage du deuxième barreau au résultat du Belgian, en passant par le nombre d'heures de vol et la connaissance de ma machine! J'en ressors de nombreuses pistes de travail, et surtout enfin une solide expérience de la compétition! J'ai triplé mon nombre de manches cette saison, et ça fait du bien au moral!

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #ip6, #roches de ham, #tatihou, #parapente, #bord de mer, #parapentiste heureux

Tout a commencé samedi soir quand Denis m'envoie un sms pour me proposer un vol inédit:

Les Roches du Ham --> la mer et plus précisément: Tatihou!

L'idée est tentante, d'autant que le seul endroit potable pour la météo semble être la manche!

Après un déco compliqué dans les rouleaux, nous voilà en l'air pour presqu'une heure de soaring/extractions ratées et autres péripéties! Finalement, alors que la pluie apparaît au loin Denis et moi nous accrochons dans une petite bulle de passage qui nous sort du site.

J'arrive à enrouler jusqu'au plaf, à 1200 et commence à croire un peu à notre objectif! Le vol n'est pas très long, mais il va falloir craber tout le long, le vent n'est pas dans l'axe!

Au moins, la vue est magnifique, la mer à droite et à gauche, le cotentin semble bien petit vu d'ici! Je profite de ce début de vol plutôt facile et je prends des repères pour atteindre mon objectif.

Très rapidement la météo se gâte, tout passe à l'ombre, et seul un bon congestus se détache du gris du ciel. Je décide de me jeter dessous, car je commence à être bien bas! C'est très turbulent, mais ça monte fort! Je décide de ne pas faire le plaf vu la couleur du nuage et me dirige dans la dérive, vers la mer. Tatihou est en vue, mais cela me semble de moins en moins jouable d'y parvenir, le vent n'est pas dans l'axe, et je suis quasiment au dessus de la plage! D'autant que je suis maintenant sous la TMA Deauville3 et son plaf à 760m... Compliqué à gérer...

Les thermiques sont couchés et décalent au dessus de la mer, au début je n'ose pas trop m'y aventurer... Puis petit à petit l'euphorie dûe au paysage et la motivation du posé sur l'île prennent le dessus sur l'appréhension de la mer, et je vais carrément chercher mes thermiques en mer! Il semble qu'un phénomène de confluence soit en place entre la brise de mer et le vent météo, la plage et le début de la mer sont des zones énormément porteuses! Rien n'est perdu, je me reconcentre et remonte autant que possible, sans aller trop en mer et en respectant le plafond imposé!

Puis vient le moment tant attendu, l'île est suffisamment proche pour que je tente la traversée de la mer! Et en plus c'est marée basse, je pourrai rentrer à pied par l'autre côté de l'île! Je traverse donc la baie, l'euphorie se fait ressentir, je rigole tout seul dans le ciel, heureux d'être arrivé là! Quelques wings plus tard, je me pose sur l'ile, au milieu des touristes un peu étonnés, et surtout dégoûtés d'avoir payé le bateau pour traverser ;)

C'est ça la magie du parapente, un vol plutôt court mais des paysages à couper le souffle et l'euphorie de l'instant qui suffisent à faire de moi le plus heureux des Hommes!

Un seul mot pour décrire ce vol: magique!!

Un énorme merci à Chouchou qui m'a donné l'idée et m'a aidé à sortir du site, la prochaine fois on le fait à deux =)

Désolé du peu de photos et de la mauvaise qualité, je n'avais que mon tel pour immortaliser l'instant!
Désolé du peu de photos et de la mauvaise qualité, je n'avais que mon tel pour immortaliser l'instant!
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Désolé du peu de photos et de la mauvaise qualité, je n'avais que mon tel pour immortaliser l'instant!

Désolé du peu de photos et de la mauvaise qualité, je n'avais que mon tel pour immortaliser l'instant!

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #IP6, #compétition, #montagne, #passy, #revermont, #parapente, #mont myon

Mercredi soir nous nous décidons à l'arrache et partons tard pour Passy, en compétition Élite. Arrivés sur place à 3h30 du mat, on dort quelques heures dans le camion et le réveil sonne déjà, il est temps de monter au déco pour la manche du jour!

Finalement, la météo ne s'annonce pas aussi bonne que prévue, et une manche de 50 kilomètres est lancée. Nous décollons tous en même temps, mais les conditions anémiques ssont fatales à beaucoup d'entre nous dès les prémières minutes de vol!

Cela fait 10 minutes que je suis en vol, et je suis déjà en train de me battre dans les basses couches, sur les avant-reliefs! Je passe en mode plaineux et me sors les doigts pour rester dans mon petit +0,5 qui me remonte suffisamment pour pouvoir de nouveau y croire!

Certains attaquent, se mettent bas, au vu des conditions je décide d'adopter la stratégie météo pourrie: Lentement mais sûrement! À force de bataille et d'obstination, je parviens à recoller un semblant de groupe de tête, une petite dizaine de pilotes, qui se battent et essaient de rester en l'air le plus longtemps possible! Nous avançons tranquillement jusqu'à ce que le peu de varios positifs présents s'essouffle complètement, et nous nous lançons dans un grand glide final, jeu auquel mon IP6 se fait méchamment déposer par les Enzo 2! Je finis 7ème de la manche, posé au km 27, à 3 km du deuxième, seul Julien Wirtz a su tirer son épingle du jeu et faire 2km de plus! Comme quoi, en conditions anémiques, rien ne sert de courrir, il faut partir à point!

Vendredi, après avoir décalé la fenêtre 5 fois parce que les conditions ne permettent même pas de décoller (cul au déco!) une manche de 40km est lancée.

Une nouvelle fois les conditions ne sont pas avec nous, et il faut se battre! Après avoir fait 30 minutes de soaring pour ressortir de tête noire, enroulé 100m au dessus d'un hélico sur un chantier et m'être fait rincer par un joli nuage complètement déprimé, je finis trop bas pour reclaquer une balise qui est en altitude et complètement rincé de ce vol je descends me poser à l'attéro! 4 pilotes ont réussi à claquer cette balise et arriveront ensuite à faire le goal sans encombre, la grosse difficulté étant passée! Nous sommes une petite dizaine de pilotes à ne pas être parvenus à faire cette balise, et je finis 11 ème de la manche!

Il n'y aura pas d'autres manches, je suis donc 6 ème au général, plutôt content de mon résultat, bien qu'il y ait encore du travail, je sens la progression qui va de paire avec les heures d'entraînement réalisées dernièrement.

Résultats de la compétition

Samedi nous sommes donc remontés dans l'Ain, pour la compétition du Revermont. Encore une fois des conditions anémiques nous empêchent d'exprimer notre talent à la hauteur de notre motivation, et il me faudra me contenter d'un thermique suivi d'un grand glide sous un ciel tout bâché, et des 8km parcourus sur cette manche! Seul Laurent (un autre plaineux!) aura la chance de se trouver au bon endroit au bon moment dans un trou de bleu, 2h après que je sois posé, et optimisera à fond cette petite bulle bien teigneuse qu'il dérivera pendant 17km! Je ne suis deuxième de la manche que parce que j'ai pris la décision de partir au moment où j'ai 100m de plus que les autres, donc ça ne veut rien dire, mais cela continue tout de même cette série de bons résultats!

La météo du dimanche est capricieuse, et le ciel devient fumant dès que Jean-Marc a annoncé la fin de la compétition! Nous nous mettons donc en l'air pour plusieurs heures d'entraînement, entre thermiques en plaine et waggas sur le Mont Myon!

Résultats de la compétition

Je sens que l'entraînement commence à porter ses fruits, j'ai un gros mental en ce moment, et les résultats commencent à suivre! Je donne tout ce que j'ai pour que cela continue.

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #compétition, #st omer, #st marc, #parapente, #ip 6, #gagné

Page ffvl de la compétition, avec les résultats bientôt en ligne!

Vendredi soir, minuit, je suis en train de faire ma météo, deux options sont possibles pour ce samedi:

-Jeufosse avec l'équipe de France, les prévis sont optimistes, y'a du potentiel

-St Marc, en compète, avec potentiel aussi bon, si ce n'est qu'il faudra craber pour éviter la TMA de Rennes dans la dérive!

Il est tard, Jeufosse c'est loin, je prends l'une des pires décisions de ma vie de parapentiste, je me décide pour la Suisse Normande! Je vais bien regretter ce choix le lendemain!

Samedi matin, 10h, à St Marc d'ouilly, le ciel est déjà prometteur, les bi-places sont en l'air visiblement c'est déjà crossable! Moi j'attends le brieffing! Nous ne décollerons qu'à 13h, et une manche de 80 kilomètres est lancée. Je suis chaud bouillant, arrivé au plaf juste après Jean-Luc, je me décide d'entrée à prendre la tête de la course! C'est un temps mini, une fois que tu es devant, il ne faut plus se laisser rattraper, alors je fonce! J'ai un bon thermique d'avance, et je pousse pour essayer de mettre de la distance entre mes poursuivants et moi!

Tout se passe, je reste haut, un bon contrôle de la course, je surveille un peu derrière, mais je me concentre surtout sur mon vol, après tout il n'y a qu'à faire ce que je sais faire!

un coup de mou me fait peur, mais je reste concentré, et bien que ce soit difficile en basse couche, je me bats et ça ressort! J'assure une rentrée au goal à fond les ballons, mais je dois m'arrêter entre l'arrêt des points temps et le goal pour enrouler, sinon ça ne le ferait pas!

Je boucle en 1h50, à 42km/h de moyenne, Jean-Luc et Raza (?) arrivent 30 minutes après, nous serons les 3 seuls au goal, malgré des conditions bien fumantes, il fallait mettre de gros coups de frein à main dans les coup de mou...

Photo d'Edouard, au départ de St Marc!

Photo d'Edouard, au départ de St Marc!

Cela me motive pour la manche de dimanche, qui s'annonce dure, un triangle de 50 bornes, avec une branche face au vent de 25 bornes, le tout sans vent pour tenir au déco, et un voile pour nous cacher le soleil! Je décolle un tout petit peu avant le cycle, et me bats pendant 5 minutes, franchement sous le déco! Puis les oiseaux se sortent et m'annoncent le début du cycle d'extraction, je me sors les doigts, et trouve le thermique de sortie! Jean-Luc décolle dès que je suis en positif et on se rejoint au plaf, nous n'allons pas être trop de deux pour avancer dans ce ciel tout bleu!

La branche vent de cul se fait sans problème, mais le retour est bien compliqué, chaque thermique nous remmène sur nos pas, c'est très long! L'icepeak fait clairement la différence face au vent, le pauvre Jean-Luc prend très cher à chaque transition, sans pouvoir rien faire!

Il arrive un peu plus bas que moi dans un bon thermique, j'en profite pour faire le plaf et partir sans lui, l'heure tourne, il faut commencer à se dépêcher! En repassant au-dessus de St Omer, je constate que ça ne tient toujours pas, il faut donc continuer d'assurer par le haut! Les conditions s'améliorent, et bien que le vent soit plus fort, la masse d'air devient vraiment porteuse, et même face au vent, les finesses annoncées par mon GPS me font rêver! J'arrive à claquer la balise, je n'ai plus qu'à rentrer vent de cul! Hélas, je ne re-croiserai pas un thermique, la brise de mer s'installe et ma lente agonie ne suffira pas à rentrer au goal, je suis posé à 2 bornes de St Omer, à l'attéro officiel de St Marc! 48,2 km, sur les 50 de la manche, c'est dommage de ne pas boucler pour si peu!

Jean-Luc n'arrivera pas non plus à boucler, et les autres qui ont réussi à s'extraire ne parviendront pas à remonter le vent, qui a forci après notre passage!

J'étais dégoûté d'avoir raté le coup à Jeufosse, gagner ces deux manches me remonte le moral et me laisse tout de même confiant pour la suite, y'a encore du travail, mais ça progresse ;)

Les manches en plaine ne valent rien, et c'est bien dommage quand on voit une manche comme celle-là, où je me suis battu 3h30 pour faire 50 bornes, dans des conditions fatiguantes, tout cela pour 45 pts au FPRS, ça fout un peu les boules tout de même! Espérons que les vols depuis Jeufosse feront revoir leur copie aux alpins, et qu'ils viendront un peu plus chez nous désormais, pas toujours aux mêmes de bouger ;)

Et la vidéo d'Edouard pour donner un aperçu des conditions du jour!

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Publié le par Thibaut

Lien CFD

Lien Doarama

Un vol inattendu, mais qui fait plaisir!

Je décolle dans un trou de bleu, et la sortie est relativement facile! Après la désormais traditionnelle bataille en basse couche, le thermique me monte au plaf sans difficulté!

Une fois arrivé au plaf à 1500, ne voulant pas réitérer mes erreurs du w-e dernier, je décide de mettre un gros coup de frein à main, et me laisse glisser sous le vent du nuage, car le ciel devant est complètement Bâché! Et là, je ne suis pas capable d'expliquer pourquoi, alors que je ne suis plus sous le nuage, sorti du côté sous le vent, un thermique déclenche! Je monte le long du nuage! Je n'avais jamais fait ça, il me remonte à 1900, bien au dessus du plaf! Je suis entouré de cums, et j'ai l'impression d'avoir une mer de nuages sous les pieds! Par contre, ça caille! Mon GPS indique -14°C, autant dire que les gants ne sont pas de trop!

Mais voilà, le ciel devant est toujours aussi peu attirant, je me décide donc à craber, lpus au Nord le ciel semble vraiment meilleur!

Première transition, un ciel carrément bâché!

Première transition, un ciel carrément bâché!

Cette branche travers me ramène sous un ciel un peu plus encourageant, toujours bien bâché mais les nuages ont une forme de cummulus ici! Ce sera la même chose pendant tout le vol, le ciel semble bien meilleur au Nord! Mais il faut avancer, et la dérive ne me permet pas de profiter du peu de soleil!

Un des rares trous de bleu du vol!

Un des rares trous de bleu du vol!

Quelques rares trous de bleu me permettent d'accélérer la cadence, j'arrive même à pousser un peu!

Puis le ciel se bâche de nouveau, les cums surdéveloppent, ça devient vraiment sport! un nuage m'aspire littéralement, il me faudra faire deux fois de suite des 3/6 bien engagés pour en sortir!

Je commence à perdre le mental, il fait froid, tout est toujours bâché, je n'arrive plus à prendre les bonnes décisions!

je me bats quand même, la dérive me fait avancer bien que je n'arrive plus à imposer mon rythme! Finalement, la brume au loin se dégage, je commence à distinguer la mer!
Mieux, je reconnais la pointe de Granville! "Si on fait la mer aujourd'hui, c'est à Granville pas à Avranches", j'ai dit ça 2h plus tôt à Bruno et Léo! Cela me re-motive à fond!! En plus, je vole plus bas, je néglige mes plafs, et mes mains se réchauffent! Mes bouts de doigts semblent revivre! :)
Le ciel se découvre, je commence à vraiment voir le soleil! Bien que au Sud cela soit encore bien bâché, avec de grosses zones d'ombres, le nord est très accueillant, avec enfin du soleil pour chauffer le sol!

Granville au loin, la route est tracée! Le ciel du sud avec toutes ses zones d'ombres, et le ciel au Nord plutôt accueillant!
Granville au loin, la route est tracée! Le ciel du sud avec toutes ses zones d'ombres, et le ciel au Nord plutôt accueillant!
Granville au loin, la route est tracée! Le ciel du sud avec toutes ses zones d'ombres, et le ciel au Nord plutôt accueillant!

Granville au loin, la route est tracée! Le ciel du sud avec toutes ses zones d'ombres, et le ciel au Nord plutôt accueillant!

La fin du vol jusqu'à Granville est facile, je me réchauffe, la masse d'air aussi, et bien que encore à l'ombre, je chemine facilement!

J'arrive sur Granville quasiment en même temps que le soleil, et après un petit survol du déco de Granville, je me pose directement à la Gare pour faciliter la récup!

Arrivée (presque) au soleil à Granville, et déco de Donville!
Arrivée (presque) au soleil à Granville, et déco de Donville!

Arrivée (presque) au soleil à Granville, et déco de Donville!

Posé un peu sous le vent, il ne me reste qu'à plier et sauter dans le train pour rentrer! :)

un vol qui n'était pas gagné d'avance, qui m'a permis de repousser mes limites mentales, et ça fait toujours plaisir d'arriver à la mer! :)

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