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Vol 't' Air

Vol 't' Air

Parapente, compétition, cross, fun .... par Thibaut Lavolé

Publié le par Thibaut
Publié dans : #PWC, #Valle de Bravo, #Superfinal, #Super finale, #2015-2016, #Enzo 2, #paragliding world cup

Dimanche 24 Janvier 2016, quelque part au-dessus de la Floride, à 10 000m...
Confortablement installé dans l'avion, il est temps de faire le bilan des deux semaines qui viennent de s'écouler. Première constatation: Il faudra beaucoup de superlatifs...

PWC Superfinal Mexico 2016

L'ultime compétition de 2015 a donc pris place dans un des meilleurs spots du monde: Valle De Bravo! Le gratin des pilotes de la saison s'est donc donné rendez-vous pour en découdre, dans des manches toutes plus longues et tactiques les unes que les autres. Conflues, points bas, plafs à 4500m, plateau à 4000m... le programme est alléchant!

Balade entre les nuages en attendant le start!
Balade entre les nuages en attendant le start!

Balade entre les nuages en attendant le start!

Quelle expérience! Il n'y a pas de mots qui puissent décrire ce que l'on ressent en l'air, quand l'heure du start arrive et que toutes les ailes basculent dans le même sens d'un unique mouvement, quand nos poulies se chevauchent et que nos ailes sifflent, lançant cette meute de pilotes tous plus affûtés les uns que les autres, droit sur le trait, en plein milieu de la plaine, optimisant la manche du jour....

PWC Superfinal Mexico 2016
PWC Superfinal Mexico 2016

Comment décrire la sensation de puissance qui se dégage de ce groupe, cette sérénité mêlée de tension nerveuse intense, ponctuée de montées d'adrénaline, qui rythment cette course folle!

Car c'est bien d'une course qu'il s'agit! Tous ces pilotes rassemblés, ne faisant qu'un contre les éléments, mais tous prêts à tirer leur épingle du jeu... L'affrontement se fait sentir lorsque les ailes se touchent dans le thermique, personne ne voulant céder sa place!
Hélas, la gravité finit toujours par triompher, chacun retrouvant sa position initiale de terrien, prêt à relancer le combat dès que possible!

PWC Superfinal Mexico 2016
PWC Superfinal Mexico 2016
PWC Superfinal Mexico 2016

Une fois au sol, les poignées de main remplacent les éclats de voix, les sourires se dessinent sur certains visages, tandis que d'autres se renferment dans leur bulle, essayant vainement de se re-mobiliser pour la manche suivante...

PWC Superfinal Mexico 2016
PWC Superfinal Mexico 2016

Je me rends alors compte que ce n'est pas qu'une compétition que je viens de vivre, c'est une aventure! Un mélange parfaitement équilibré entre frustration et satisfaction, plaisir et stress, dépaysement et amitiés... Mais avant tout, c'est bien le plaisir qui ressort de ce trop court séjour, bien loin de la Normandie, son campus et ses journées d'hiver glacées. Une petite trêve dans le quotidien, une dose de plaisir qui regonfle à bloc pour la suite de la saison!

On se retrouve au Brésil en Avril!! :-)

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Publié le par Thibaut

Souvent, quand je suis en l'air, des paroles de chansons tournent en boucle dans ma tête...
Souvent, ces paroles ont un lien direct avec le vol que je suis en train de faire...
Hier, ces paroles étaient: " Dis-toi qu'au bout, hé ! Il y a la mer... " (Tryo, voir ici: https://youtu.be/srb0lAK5wbA?t=1m16s )...

Ce w-e, je croule sous le travail, les projets pour les cours, les premiers partiels qui arrivent, un site internet à finir.... Autant dire que je ne volerai pas! Oui mais ça, c'était avant!

Avant que Édouard et Régis ne me harcèlent jusqu'à ce que je finisse par céder et me décider à venir voler avec eux. Il faut dire aussi qu'ils avaient un argument de taille, un plan de vol pour le Mt Saint Michel!! Alors rendez-vous est pris, samedi midi, au déco de St Marc.

Quand nous arrivons sur le déco, c'est déjà bien alimenté; et des cums forment dans le ciel qui était pourtant annoncé tout bleu! Top Mito a encore frappé...
Nous nous mettons rapidement en l'air, et c'est parti pour une longue attente en thermo-dynamique.

Nous nous battons, mais ça ne veut pas sortir...
Nous nous battons, mais ça ne veut pas sortir...

Nous nous battons, mais ça ne veut pas sortir...

Il nous faudra patienter pendant 45 longues minutes avant de sentir cette bullette de passage, qui semble vouloir nous hisser vers les nuages! Je dis semble, car rapidement elle nous lâche, et nous finissons notre super cross, 4km plus loin. Nous n'avons pas fini de plier qu'une seconde extraction a lieu, deux pilotes nous passent au dessus de la tête!

Régis nous récupère rapidement, et nous voilà de nouveau opérationnels, avec seulement 1h30 de retard! Nous redécollons pour retourner dans la galère... Nous n'arrivons toujours pas à sortir du site, mais maintenant il y a beaucoup de monde.

Les joies de l'extraction à St Marc!

Les joies de l'extraction à St Marc!

Enfin, je finis par accrocher un pet de none de passage dans le coin, et m'y cramponne jusqu'à m'être totalement extrait du site. Malheureusement, personne n'a suivi, je suis seul sous mon nuage! C'est à ce moment que le refrain fait son apparition, il tourne en boucle.. "Dis toi qu'au bout hé ... " Je me dis alors que c'est certainement le dernier cross de la saison, et qu'il faut en profiter. Je suis décidé à aller jusqu'au mont, ou au moins jusqu'à la mer, et si il me faut 5h de vol pour y aller, je les ferai! D'autant que le ciel est appétissant! Le nuage qui m'a sorti du site est un peu isolé, mais deux magnifiques rues me tendent les bras. Et en plus, elles sont dans l'axe du Mont, il ne reste qu'à prendre "la rue de la mer".

"La rue de la mer"

"La rue de la mer"

Je me sens un peu seul sous cette rue, il fait froid, mais au moins c'est un vol facile! Je me prends pour Franck Arnaud, j'arrive à voler sans descendre en dessous de 1000m!! C'est bien la première fois de ma vie que je vole sous une rue aussi efficace! Je ne trouve pas de gros varios bien francs, mais au moins je flotte énormément, ma finesse me fait rêver. Je n'accélère même pas, je suis en mode touriste. Tout ce que je veux c'est aller à la mer, pas besoin d'y aller vite! Mais comme toutes les bonnes choses, cette rue a une fin! Et devant, le ciel n'est pas très beau... De gros étalements, je commence à me dire que non, au bout il n'y a pas la mer...

les étalements commencent...

les étalements commencent...

Je saute sous la rue d'à côté qui semble moins s'étaler, mais ce n'est pas fameux... Je descends pour la première fois du vol à moins de 1000m, mais je commence à deviner la mer au fond! Un vol d'oies qui semble bien pressé me montre le thermique suivant, qui me remontra quasiment jusqu'au nuage. Les oies sont déjà reparties depuis un moment quand je le quitte, ça vole bien ces engins là!

Enfin, le ciel se dégage, mais c'est un peu on/off, je me retrouve dans un trou de bleu, encerclé d'étalements! La baie et le mont se profilent, il faut assurer, c'est presque fini!

La baie se profile

La baie se profile

La dernière bulle au dessus d'Avranches m'assure le mont en finesse, je me laisse glisser jusqu'à l'entrée de la baie. Je passe un bon moment à contempler ce paysage, ce n'est pas tous les jours qu'on survole un lieu si magique! Je pense aux copains qui devaient y venir avec moi... deuxième fois de ma vie que je viens ici en vol, deuxième fois que j'y suis seul!

Dis-toi qu'au bout, hé ! Il y a la mer...Dis-toi qu'au bout, hé ! Il y a la mer...Dis-toi qu'au bout, hé ! Il y a la mer...
Dis-toi qu'au bout, hé ! Il y a la mer...

Quand mes yeux commencent à s'habituer au paysage, que j'arrive à sortir mon cerveau de cette viscosité contemplative, je mets le cap au Nord, en espérant remonter un peu vers Granville. Malheureusement, tout est à l'ombre et mon vol se terminera à St Jean le Thomas...
Le temps que j'organise la récup, j'apprends que les copains ont suivi le mouvement, et que d'autres pilotes posent au Mt St Michel. Il y en a même un qui pose avec moi!!

Jacques vient poser avec moiJacques vient poser avec moi

Jacques vient poser avec moi

Le plaisir des vols de groupe, c'est la récup et le resto à plusieurs ;-)
Le plaisir des vols de groupe, c'est la récup et le resto à plusieurs ;-)
Le plaisir des vols de groupe, c'est la récup et le resto à plusieurs ;-)

Le plaisir des vols de groupe, c'est la récup et le resto à plusieurs ;-)

Félicitations à tous ceux qui ont fait partie du petit train, un grand Bravo à Edouard pour ce "tour du mont" insolite, et un très grand merci à Phiphi et Yves-Marie pour la récup :-)

Et au fait les gars, la suite de la chanson c'est: "Et que ça n'a rien d'éphémère", le mont sera toujours au bout de ce vol, on se le refait quand vous voulez ;-)

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #parapente, #coupe du monde, #PWC, #Suisse, #Disentis, #IP8, #iceapeak 8

Avant la Suisse, j'étais au taquet. Encore un peu sur le nuage du Portugal, avec la sélection à la superfinale. Encore un peu dans l'ambiance Championnat de France Jeunes, où même si le résultat n'est pas à la hauteur du niveau fourni en vol, les sensations étaient bonnes, voire très bonnes... Et puis la Suisse est arrivée... Ce pays montagneux, aux glaciers et autres cols à 3000, son aérologie pourrie et ses raccrochages sous le vent!! Petit retour en arrière...

Décollage, j'ai encore le sourire...

Décollage, j'ai encore le sourire...

Avec la qualification à la superfinale, des choix se sont imposés; je n'irai pas au Championnat de France, pas plus qu'à Ager. En revanche, je vais aller en Suisse, pour faire des heures en montagne sous mon icepeak. Je sais que les conditions vont être fortes, je sais aussi que je n'ai aucune chance de résultat dans cette aérologie, mais j'y vais pour découvrir le vol engagé sous mon nouveau gun... Eh ben j'ai pas été déçu du voyage!! J'ai à peu près pris tout ce qu'il est possible de prendre sans sortir du domaine de vol, j'ai eu quelques sueurs froides, quelques moments de doute, mais pas un seul vrac de toute la semaine, ce qui, au vu du nombre de crashs et autres secours est déjà pas mal en soi! ;-)

Sur une manche pendant laquelle j'étais à la bourre (comme sur les autres d'ailleurs...), en passant un col, je me suis tellement fait démolir que je me suis rappelé cette vidéo:

Et encore, finalement en la revoyant je la trouve bien fade par rapport à ce que m'a fait l'ip8! Oh ce devait être beau à voir, tellement que mes camarades d'infortune ont préféré contourner ce col, l'art les intéressant certainement moins que la balise suivante...

Mais dans tous les cas, même quand le moral était dans les chaussettes, et les chaussettes au fin fond de la vallée, sous le vent, à l'ombre, j'ai toujours tout donné jusqu'au bout. Je n'ai pas souvent posé avec le sourire, régulièrement totalement épuisé, mais toujours au goal!! Certaines rentrées auront été dures jusqu'au bout, tanqué dans des vallées pourries, en ne lâchant des yeux la finesse au goal que pour jouer à saute mouton avec les lignes électriques et les cols, et en ne déserrant les dents qu'une fois la ligne d'arrivée passée!

Il y a bien eu quelques fois où je n'y croyais plus, des moments de doute, des incertitudes, comme la manche où il me reste 30 minutes pour arriver au goal, 20 bornes plus loin... Alors j'essayais de me focaliser sur cet adage, ce petit bout de phrase coincé dans mon esprit, qui ne voulait pas lâcher le morceau: "Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas!". Merci à celui qui me l'a dit, il m'aura bien aidé!!

Quand je vous dis qu'il y a des glaciers...© Tim Rochas

Quand je vous dis qu'il y a des glaciers...© Tim Rochas

Cette manche de Coupe du monde aura été une véritable épreuve pour moi, tant morale que physique, mais je me sens maintenant serein pour le Mexique! Je savais dans quoi je m'aventurais, j'étais prêt à encaisser, me voilà regonflé à bloc, et plus confiant pour la suite!

“Le courage n'est rien sans la réflexion.”

Euripide - Fragments

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #Championnat de france jeunes, #parapente, #icepeak 8, #IP8, #niviuk, #jeunes

En attendant le bilan de la PWC de Montalegre qui dort dans mon PC que je n'ai pas sous la main, voici un bilan rapide du Championnat de France jeunes qui s'est déroulé au Mont Poupet.

Pour commencer, merci à l'organisation pour ce championnat aux petits oignons, merci à notre DE, Maxime Pinot, qui nous a concocté de bien belles manches!


Ce championnat s'est donc disputé sur 3 manches dans les airs, et une au paintball ;-)
La première et la troisième dans des conditions généreuses, la deuxième plus compliquée à cause d'une balise pas totalement dans la dérive.

Résumé très rapide des manches:


-Manche 1
Des conditions météo généreuses, 75 bornes, quelques zigzags puis une belle branche dans la dérive.
Le meilleur start que j'ai jamais fait, en tête et le plus haut, c'était parfait. Une mauvaise option de la majorité des pilotes nous permet, à Tim et moi, de partir seuls en tête, dès le premier thermique après le start. Les 60 premiers kilomètres se font facilement, à un bon rythme, avec une très confortable avance de presque une demie heure sur les poursuivants. Malheureusement, un mauvais choix de ligne nous laisse dans une bien mauvaise position, tanqués dans une vallée, et cette folle échappée finira dans un golf... ...à 15 bornes du goal.
Le temps de plier les ailes nous regardons les poursuivants nous passer dessus et rentrer au goal!!
Cela fait mal, dès la première manche, 300 pts de retard!!

-Manche 2
Des conditions plus faibles, une manche plus courte, mais une balise compliquée à aller chercher!

Mon start est à l'image des conditions du jour: Moisi! Je suis totalement sous le groupe, et légèrement en retrait! Bref, la position la plus défavorable possible!
Je décide de prendre mon temps et de m'appliquer, et je trouve un bon thermique qui me permet de combler mon retard rapidement. D'autant que dès la première transition tout le monde est par terre! Nous nous battons dans chaque petite bullette pour nous maintenir, mais chaque tour nous éloigne de la balise, qui n'est plus dans la dérive!
Après 3 tentatives de retour face au vent, je finis par la claquer, mais je pose dans la vallée, avec quasiment tous les pilotes.
Quasiment puisque Tim s'en sort et ira sans problème jusqu'au goal!!
La manche est stoppée avant qu'il n'ait passé la ligne, car cela devenait engagé dans notre vallée pourrie... Cette manche me remonte 7 ème au général, mais hélas, à part Tim, nous n'avons pas vraiment pu nous exprimer.

-Manche 3
Cette manche s'est déroulée au Paintball, pour cause de météo pourrie! La ligue et le pôle s'en sont donné à coeur joie pour se canarder, et nous sommes rentrés pleins de peinture et de bleus, mais contents ;-) Hélas, cette manche ne m'a pas remonté au classement...

-Manche 4
Une belle manche, qui nous a emmené chez Jean Jean, au mont Myon, dans des conditions assez généreuses!

La pression du résultat se fait sentir, et le rythme est très lent! Personne ne veut faire un tas pour la dernière manche! Moi je n'ai plus rien à perdre, alors j'avance! Dès le start je pars en tête, à l'attaque, et très rapidement nous formons une grappe en avance avec Tim, Jules et Emmanuel, accompagnés de Maxime. Mais là, toujours sur la défensive, alors j'essaie d'avancer encore un peu, d'autant que si nous arrivons tous les 4 au goal, je ne serai pas sur le podium!
Tim et moi nous échappons et comme à la première manche nous avançons bien, mais un premier point dur permet aux autres de nous rattraper. Je relance une attaque et nous nous séparons une deuxième fois du groupe. Malheureusement, cette attaque ne tient pas et de nouveau les poursuivants nous reprennent. Tim part sur une option dont je doute mais d'autres pilotes le suivent. C'est donc un peu à contre coeur que je les suis, et ce n'était pas la bonne option! Tim s'enfonce dans la plaine. Moi je parviens à rester haut, avec 3 autres pilotes, et nous prenons la direction du goal. Je tente le tout pour le tout et pars seul à 15 bornes du but. Mais ça ne le fait pas et je me retrouve à 100m/sol. Un oiseau enroule sur la tranche, et je serre les fesses la plum dans le négatif pour tourner aussi serré que celui. Cela fonctionne, et me voilà en train de dériver une toute petite bullette, qui s'organise petit à petit en un bon thermique. Les autres se jettent sur moi et arrivent perchés au dessus de ma tête! Je suis en train de les rattraper dans le thermique alors que Tanguy, le vainqueur du jour lance sa rentrée au goal. Je suis un peu en dessous et le laisse faire. Il trouve le thermique salvateur qui lui permettra de boucler en tête. Une fois arrivé au niveau des autres, nous partons à notre tour pour boucler. Je finis 2 ème de la manche, mais cela ne suffira pas à monter sur le podium.

Cela aura donc été un championnat à deux facettes pour moir: D'un côté, le plaisir de mener, d'attaquer, d'emmener la compétition, de l'autre la déception du classement, qui me laisse pour la deuxième et dernière fois au pied du podium en Championnat de France jeunes!!
Je suis vraiment content des sensations en vol de cette compétition! J'ai eu l'impression de faire ce qu'il fallait quand il fallait, bien positionné par rapport au groupe, au bon régime de vol. Malheureusement, aux yeux de la fédé je ne suis plus assez jeune pour participer, je quitte donc ce championnat sans pouvoir y revenir... Mais cela a été un très bon entraînement, une grosse expérience de plus, et avec un peu de réussite cela aurait pu faire quelque chose d'énorme! Tant pis, il faut savoir se contenter de ce que l'on a, et se servir des erreurs pour avancer! ;-)

J'en profite pour remercier la Région, la ligue et mon Club, l'AS Icare de BN, qui me soutiennent et me permettent de voler à ce niveau

That's all folks!

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #ip8, #Icepeak 8, #PWC, #parapente, #Portugal, #coupe du monde

Je profite de la pause sur la route du retour pour coucher par écrit un premier jet sur mes débuts en coupe du monde, la semaine dernière au Portugal!!

D'ailleurs, je ne sais par où commencer, il y aurait tellement de chose à raconter... Quelle expérience, quel plaisir d'évoluer parmi des pilotes de ce niveau, quelle chance de tomber sur un créneau météo qui nous permet de lancer de si belles manches et finalement quel bonheur et soulagement de remplir le principal objectif annuel dès la première étape: Valle de Bravo me voilà :-)

J'essaierai de prendre le temps d'écrire un récit manche par manche une fois mon débrieff fait, cet article n'est donc qu'un jet en vrac de tout ce qu'il me vient en tête quand je repense à cette dernière semaine.

Paradoxalement, alors que je suis vraiment satisfait de ma façon de voler sur cette compétition, la première chose à laquelle je pense c'est le travail qu'il me reste à effectuer! J'ai eu la chance de voler dans une grappe d'un niveau élevé, bien supérieur au mien, et le moins que l'on puisse dire c'est que cela met en lumière tous mes points faibles! Mes pistes de travail sont claires, il ne me reste qu'à m'entraîner.

Mais au delà de l'aspect performance pure, j'ai vraiment apprécié l'ambiance de ces quelques jours! Je suis content de constater que l'atmosphère bon enfant présente sur les compétitions d'un niveau inférieur se retrouve à haut niveau! Plus que des compétiteurs les pilotes présents sont une bonne bande de potes, des gens accessibles, ouverts et humbles. Une fois en l'air, chacun a son style, plus ou moins affirmé en thermique, mais on sent un respect entre les pilotes et ce n'est pas autant l'anarchie qu'on pourrait le penser, même quand 130 pilotes se retrouvent à 200m/sol dans du 0,5m/s... Bon, le respect se faisait moins sentir quand nos fesses n'étaient plus dans une sellette mais dans un siège bacquet et que les thermiques étaient remplacés par la chicane de la piste de kart, mais c'était pour le spectacle ;-)

J'ai aussi pu apprécier la qualité de l'organisation! Le déchargement est une formalité, avec 10 trackers en parallèle ça avance rapidement. Les récups sont efficaces et bien coordonnées. Les retours en bus parfois un peu longs, mais quand on fait une manche de 130 bornes faut pas s'attendre à dormir tôt le soir.

Mon bilan de cette compétition est donc très positif, c'est toujours plus facile quand le classement général suit...
Ma 23 ème place sera suffisante pour m'ouvrir les portes de la superfinale, j'irai donc visiter Valle de Bravo en janvier. Je suis satisfait de ma façon de voler, je monte bien en thermique, j'ai réussi à rester lucide et efficace sur le choix des lignes, seule la vitesse max et le choix du rythme de vol me manquent, je vais travailler ça ;-)

Je mettrai des photos quand j'aurai déruhsé les 50Go de la GoPro...

à bientôt pour le récit détaillé

Thibaut

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #NG, #natural games, #2015, #IP8, #Icepeak 8, #parapente, #millau

Au programme des NG 2015:

-Du niveau
-Du beau monde
-Des belles manches
-Des conditions bien fufu!!

Toutes les pré-requis pour une compétition réussie sont réunis, place à l'action!!

Premier jour, le temps de pointer, de charger les GPS, plus le brieffing sécurité, nous montons au déco à une heure tardive, sans trop nous presser. Le start est à 15h, les conditions s'annoncent bonnes, une belle manche de 90 km en rectangle nous est proposée.

Je décolle tôt et me place en haut de grappe dès le début, mais rapidement il y a beaucoup de monde en l'air, les grappes ne sont pas très bien organisées et je me laisse finalement totalement déconcentrer 10 minutes avant le start...
En plus, il faut prendre en main l'IP8, je n'ai que peu d'heures de vol dessous et pas dans ces conditions là!!
Bref, vous l'aurez compris, je passe le start en retard et tout en bas. Il me faut un peu de temps pour réaligner les neurones qui commandent l'accélérateur et je laisse le groupe de tête formé d'une 30aine de pilotes s'éloigner rapidement. Arrivé à B1, j'ai déjà 2 bons thermiques de retard et derrière le groupe de tête c'est la débandade. Pas de leader franc, tout le monde se regarde, ça n'avance pas.
Je me bats jusqu'au bout, et me retrouve dans la dernière branche face au vent, avec 2 autres pilotes, ras par terre. Le thermique salvateur nous ressort de ce trou à +6m/s, et nous parvenons à rentrer au goal, avec une demi heure de retard. Seuls deux pilotes boucleront derrière moi, j'ai un peu fait la voiture balai aujourd'hui. Mais demain est un autre jour, alors il faut garder le moral, et puis 37 ème ce n'est pas si mal.

Et le lendemain, du moral, il en faut, parce que 30 pilotes sont posés avant le start. Les conditions anémiques entre coupées de gros coups de mou me laissent de nouveau très mal placé au start. Encore une fois, je suis parti pour courir derrière, et je remonte petit à petit, les yeux rivés sur ce groupe de tête. Je rattrape les retardataires qui n'ont pas réussi à maintenir la cadence imposée par la grappe des "guns", mais me retrouve bientôt à 100m sol, dans la plaine. Mes habitudes de plaineux ne mettent pas longtemps à pointer le bout de leur nez, et je bataille sur plusieurs kilomètres, de village en village, toujours au radada. Enfin, je finis par caler mon IP8 sur la tranche, dans un pétard bien teigneux qui me ramènera au plaf max autorisé du jour, sous la TMA. La rentrée au goal, au taquet dans la confluence est assez énorme, à 100km/h, mon GPS m'annonce plus de 36 de finesse! Une IP8, ça plane ;-)
Mais mon point bas m'a coûté beaucoup de temps et cette confluence aurait pu être mieux optimisée si j'avais eu quelques pilotes en visuel devant moi.... J'arrive satellisé au goal, avec une demi heure de retard! Au moins, je suis constant, à défaut d'être devant. Et en plus, avec les pilotes qui ont fait un trou et ceux qui n'ont pas bouclé, j'ai même gagné des places au général, me voilà 32 ème.

La troisième journée est annulée, vent fort, nous en profiitons pour aller faire un tour dans le village des NG.

3 ème et dernière manche, j'ai enfin réussi à bien me placer au start!! Je suis dans la grappe et nous enroulons en tangentant le rayon du start, prêts à bondir. Tout le monde part, je suis...
...Et 1km plus loin, je me rends compte que je n'ai pas claqué le start!! Dans la concentration de la grappe, je n'ai pas pensé à refaire les 15/20 qui me séparaient du rayon après l'ouverture :-(
Me voilà de nouveau en retard, alors que j'étais bien placé.... Quelle erreur de débutant! Cela m'énerve, je pousse sans réfléchir, bas, en dessous du groupe de tête. Je pousse, beaucoup, trop! Je finis à 200m sol au dessus de Millau, bien en dessous du niveau du déco, alors que les groupe de tête qui a trouvé le thermique est de nouveau perché. Il me faut un moment pour reconnecter le cerveau, me raisonner et me dire que tout n'est pas perdu, que je peux encore boucler. Alors je me re-mobilise, je remonte au plaf, et je commence à pousser, tellement énervé de cette erreur de débutant que je viens de commettre. Ensuite, j'ai vraiment bien volé, les conditions atomiques en l'air m'autorisent un régime de vol très élevé, quasiment tout le temps à fond. Je remonte les pilotes à la traîne un par un, en sélectionnant les varios. Je ne m'arrête pas en dessous de +4m/s. Je suis enfin vraiment à l'aise sous cette IP8, même au milieu de la paille décollée du sol dans le gros +7 qui envoie du bois... Je suis à fond jusqu'au points temps, à 5km du goal, que je passe à 200 m/sol, et je me retrouve en soaring au pic d'Andan en attendant un cycle salvateur qui m'aidera à boucler. Pendant ce temps, des pilotes me repassent sur la tête, mais la course est finie, maintenant il n'y a qu'à boucler. Enfin le cycle arrive, je ressors, et me voilà à finesse 5 du goal. C'est parti, on rentre à la maison.
Suite à mon erreur, j'avais perdu beaucoup de temps, mais ma bonne gestion de la suite du vol m'a permis de combler une bonne partie de mon retard et je n'aurai "que" 20 minutes de retard aujourd'hui. JE gagne encore 2 places au général et me voilà 30ème.

Je ne suis pas mécontent du résultat, c'était ma première compétition de la saison, et je n'avais qu'une vingtaine d'heures de vol sous cette IP8, en conditions tranquilles de plaine. Cette pre-coupe du monde aura donc été riche en apprentissage, en kilomètres, en thermiques généreux, bref une très bonne expérience, j'en repars avec de bonnes pistes de travail et prêt pour aller au Portugal dans 2 semaines!!!

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #IP8, #Iceapeak8, #pegasus bridge, #parapente, #normandie

Après ces deux mois de stage, je commençais à être cruellement en manque d'heures de vol...
Heureusement, ma première journée de vacances m'a remonté le moral, puisque cette journée de vol plutôt inattendue m'a poussé jusqu'à Dieppe! Un vol de bon augure qui permet d'enfin attaquer cette saison.

Depuis, j'engrange les heures en l'air tant que possible, j'enchaîne les vols et je découvre des sites...

J'ai retenté le vol pour Dieppe, mais malheureusement cela ne s'est pas passé comme prévu, posé kilomètre 115, et après 3h de stop infructueuses, je jette l'éponge et finis par appeler ma mère à la rescousse!!

En tout cas, j'ai maintenant un certains nombre d'heures sous cette IP8, et je m'y sens vraiment à l'aise. Quelques réglages sellette et accélérateur s'imposaient, mais maintenant je suis prêt à pousser!!!

Découverte de Port Racine en IP8! :-)
Découverte de Port Racine en IP8! :-)
Découverte de Port Racine en IP8! :-)
Découverte de Port Racine en IP8! :-)
Découverte de Port Racine en IP8! :-)
Découverte de Port Racine en IP8! :-)

Découverte de Port Racine en IP8! :-)

Un vol court mais intense avec Adrien des Roches de Ham à la mer, posés à Port en Bessin, sous une autoroute de cums... 1h20 de vol pour aller à la mer, en assurant!

http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2014/vol/20166948

Bon, j'ai aussi foiré une journée à potentiel, pendant laquelle Chouchou fait plus de 200 bornes, mais c'était des conditions vraiment difficiles, trop pour moi!

Posé km25! Un ciel de folie mais des conditions moisies...

Posé km25! Un ciel de folie mais des conditions moisies...

Ah, et aussi, il y a eu l'opération Pégasus Bridge!! Votre mission si vous l'acceptez, devoir de mémoire oblige, poser devant la foule et en fanfare, dans une rue étroite, entre lampadaires et haies, le tout sous les yeux des personnalités et vétérans présents et avec une machine qui plane bien trop!!
J'en rajoute à peine, il faut l'avoir vécu pour le croire, impossible à imaginer! D'ailleurs, la vidéo est disponible ici:
www.cotentinvuduciel.org/Video/Operation-Pegasus.avi

Bravo à tous les pilotes qui ont relevé le défi, ça donne une idée du niveau d'engagement qu'il fallait pour se "crasher" dans un planeur, de nuit, dans ces champs trop petit et sous un pluie de balles...

Et pour finir sur une note plus joyeuse, du bi-place, parce que à deux, c'est mieux!! :-)

Des passagères pas totalement sereines...
Des passagères pas totalement sereines...
Des passagères pas totalement sereines...

Des passagères pas totalement sereines...

Et voilà, à peine fini de prendre un peu le temps de se poser que le rythme va bientôt s'accélérer, demain matin départ pour Millau, en pré-coupe du monde, puis début juillet Montalegre, Coupe du monde du Portugal, avant d'enchaîner sur le Championnat de france jeunes, la coupe du monde en Suisse, le championnat de france Senior et peut-être la PWC d'Ager!!

Un programme bien chargé, qui promet de belles heures de vol, de nombreuses rencontres, et toujours autant de plaisir!

restez connectés... ;-)

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #parapente, #paragliding, #parapentiste heureux, #IP8, #Iceapeak8, #niviuk, #normandie, #dieppe

Samedi matin, c'est étonnement calme sur le déco Ouest de St Omer. Nombre de crosseux ont fait le déplacement, la pression des grosses journées est présente, mais personne ne se décide à décoller. Les débutants enchaînent les ploufs, ce n'est pas rassurant.

Guido se met en l'air, très vite rejoint par d'autres, pendant que je finis mon sandwich et que j'entame ma pré-vol. C'est décidé, aujourd'hui je prends mon temps... Premier jour de vacances, finie la pression des études. J'ai accumulé beaucoup de frustration ces derniers temps et je ne compte pas en rajouter aujourd'hui. Je prendrais le temps qu'il faut, mais je ferai les kilomètres qu'il y a à faire.
De toutes façons, je ne suis pas préparé pour un grand vol. Mon GPS est en révision, le secondaire a à peine de la batterie, j'ai pas de penilex, et je n'ai que quelques heures sous cette IP8! Ce sera donc un cross de prise en main, tranquille :)

Une partie des guns est déjà en train d'enrouler quand je sens l'excitation monter et me pousser à décoller. La première surprise du vol arrive alors, par les airs... Adrien a décollé une heure plus tôt des Roches de Ham et vient finir son glide dans le haut de la grappe qui s'extrait. Un joli coup, il a déjà 40 bornes d'avance! Je me concentre et arrive à rejoindre le haut de la grappe, entouré de bons plaineux, ça sent la bonne journée.

L'extraction (photo: Ludovic Maitre)L'extraction (photo: Ludovic Maitre)

L'extraction (photo: Ludovic Maitre)

Bonne ambiance dans le thermique, le sourire est sur tous les visages. Bien que la première montée au nuage soit assez longue, nous finissons tout de même par atteindre les barbulles, mais très rapidement la grappe s'éclate.
Un petit groupe composé d'Honorin et Chouchou en tête, Léo et moi à la poursuite, suivis de Nico, Adrien et quelques autres se jette dans la plaine, bien décidé à exploiter cette journée qui s'annonce pas si mauvaise que ça finalement.

La grappe vue du déco (Photo: Yohann La Marra)

La grappe vue du déco (Photo: Yohann La Marra)

Mais nous déchantons assez vite, il n'aura pas fallu plus d'une transition pour que nous soyons déjà au point mort, en mode survie... Encore assez haut, mais plus de marge, et cela ne monte plus beaucoup. En me traînant tant bien que mal jusqu'à Falaise, je trouve le thermique salvateur, celui qui redonne le moral. Les chevaux sont lâchés, je commence à me détendre en additionnant les plafs, je peux même sortir l'accélérateur... jusqu'à Vimoutiers. On perd alors Hono, tanqué dans la cuvette.Léo et moi nous retrouvons seuls, un peu en mode touristes. Pas besoin d'échange radio pour se mettre d'accord, personne ne bougera tant que ça ne monte pas plus... Les thermiques sont faibles, la dérive quasi nulle, ça n'avance plus et il faut s'armer de patience. Adrien change de cap et part au Sud, tandis que Nico qui a tracé une fléchette au-dessus de Vimoutiers semble bien bas de l'autre côté. Le concours de patience est lancé....

Toujours aussi bon d'être au plaf (photo: Ludovic Maitre)

Toujours aussi bon d'être au plaf (photo: Ludovic Maitre)


Je ne suis pas pressé et donc plutôt bon à ce jeu, d'autant qu'il faudra bientôt prendre la décision de craber au Nord ou au Sud. Finalement, je ne suis pas arrivé au plaf quand je me décide à partir, Le ciel semble s'être rallumé, les cums grossissent. Nico annonce à la radio qu'il pose, km 70, tandis que Léo et moi nous décidons pour le couloir de Bernay. Il n'est pas large, mais si l'on passe derrière c'est gagné. De longues minutes de surveillance du GPS commencent. Il faut avancer dans ce couloir sans s'approcher trop des TMA. Coup du chance, le thermique que l'on attrape à l'entrée dérive à quelques degrés près dans l'axe du couloir, et nous avançons maintenant un peu plus rapidement. À peine sortis de ce couloir, il faut à nouveau craber pour éviter la CTR de Rouen. Nous ne sommes pas dans la dérive, mais nous avançons relativement bien. Chaque thermique nous rapproche de la TMA d'Evreux, chaque transition est optimisée pour nous en éloigner tout en conservant une vitesse de vol convenable. 55km plus loin, s'en est fini de la gestion des espaces aériens, la pointe de Rouen est passée, nous pouvons enfin nous relâcher, sortis du point dur de ce vol.

Gestion de l'espace aérien

Gestion de l'espace aérien

Maintenant, il n'y a plus qu'à profiter. Nous approchons du km 150, et sommes totalement en mode tourisme. Les échanges radio se limitent à "Putain, c'est trop beau les méandres de la Seine" et autres "Les lacs turquoise et les carrières, ça fait vraiment un beau mélange". Nous passons tranquillement au-dessus de la Seine. La zone est porteuse mais aucun thermique ne veut passer sur notre chemin. J'en profite pour constater que je suis vraiment bien sous mon Icepeak, elle communique ce qu'il faut, pas de parasites tout en restant solide, même accélérée.

Nous trouvons finalement un petit thermique en retraversant la Seine, et Léo commence à attaquer. Je suis plus sur la défensive et j'attends d'être au plaf pour avancer. La journée est loin d'être terminée, mais les thermiques faiblissent; coup de mou habituel en plaine. Dieppe se profile à l'horizon quand Léo commence à se battre dans les basses couches, je le soutiens à la radio, mais cela ne suffira pas, il pose au km 155, alors que je trouve le thermique juste derrière son point de posé.

J'ai du mal à prendre la décision de l'abandonner, nous venons de faire 100km en nous aidant mutuellement... J'aime vraiment ces vols à deux, où chacun joue son rôle, tantôt à l'attaque, tantôt en défense, c'est vraiment un bon soutien mental de voler entre potes. Et puis l'appel de la mer devient trop fort. Il ne me reste que 2 ou 3 thermiques pour être à Dieppe. Et pire encore, le ciel est fumant dans la dérive! Commence alors une longue remontée jusqu'au nuage, puis je me laisse glisser jusqu'au thermique d'après, ça flotte bien, c'est agréable.

Je réagis alors que j'entends encore la balise de St Omer à la radio, et je parviens même à joindre Jean-Paul qui y est en vol. Je tente une négociation de récup pour Dieppe, sans trop d'espoir. Puis rapidement je perds le contact, j'ai perdu de l'altitude. La rencontre du vent météo et de la brise de mer rend la masse d'air assez peu homogène, et je dois me reconcentrer sur cette fin de vol. Heureusement, cette IP8 est solide et bien que se tordant dans tous les sens, elle me montre le chemin du nuage.

Un thermique plus tard, je suis en train de me laisser glisser vers Dieppe. Ma vitesse sol est en chute libre, je n'avance plus... La brise de mer me contre et m'empêche d'aller survoler Dieppe.
Je pose sur l'aérodrome à l'entrée de la ville, le sourire aux lèvres.

La chance me sourit encore une fois, et les paras de l'aérodrome me déposent à la gare de Dieppe 5 minutes avant le départ du dernier train pour Rouen. Juste le temps d'acheter mon billet et me voilà en route pour rejoindre Léo qui a réussi à aller jusqu'à Rouen en stop. Les coups de téléphone et les sms commencent à arriver. J'apprends que Phiphi et Serge sont posés à côté de Rouen et que Nadine vient les chercher. Je n'ai pas à négocier beaucoup pour qu'ils nous récupèrent à la gare. Une petite halte dans une pizzéria, et nous voilà rapidement rentrés à nos voitures, à 1h du mat.

Le vent est encore présent et bien axé, la lune est haute dans le ciel et la nuit claire, certains en profitent... ;-)

Pour ma part, je rentre chez moi, content, avec un nouveau record perso en poche, une trace en slalom sur fond d'espaces aériens plutôt chouette, et des images plein les yeux de ce beau vol!!
Il restait encore facilement une heure de vol dans ce ciel de folie, si ce n'est plus, j'aurais pu choisir le couloir Ouest plutôt que Dieppe, mais cela facilitait la récup, et cela fait toujours plaisir de finir son vol à la mer. Comme celui d'hier, les Roches de Ham /Port en Bessin, mais ça, c'est une autre histoire ;-)

Le défi est lancé, et en partant des Roches de Ham, le potentiel est plutôt grand. St Omer/St Omer, c'est 300km, et c'est noté dans un coin de ma tête.

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #IP8, #Iceapeak8, #parapente, #st omer, #niviuk

Cela fait un moment que je n'ai pas publié sur ce blog, mais ce soir j'ai du nouveau à vous raconter! :)

La saison d'hiver m'a laissé beaucoup de temps pour réfléchir et songer à mon avenir tant scolaire que parapentesque, et j'ai fini par trouver un moyen de concilier le tout! Je ferai donc aménager mes études l'année prochaine pour pouvoir profiter de la bonne saison. D'autant que le facteur vient de me déposer un colis qui promet de beaux vols dans les mois à venir.

Un colis aux couleurs intéressantes....
Un colis aux couleurs intéressantes....

Un colis aux couleurs intéressantes....

Mardi j'ai donc pu tester mon nouveau jouet. Pire qu'un enfant à Noël, je n'ai pu résister à la tentation du premier créneau météo, au détriment de mon cours de Créativité Logicielle...

À st Omer, le vent est travers, mais ça vole. Je me dépêche de démêler mes suspentes, tout en savourant le craquement du tissu.
C'est ma première aile neuve, chaque froissement du tissu je ne peux m'empêcher de sourire.

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Je termine en hâte ma prévol, tire sur les avants, l'aile prend forme et monte docilement se caler au dessus de ma tête.
Je me surprends à rire, comme un gamin! Sans raison apparente, juste le plaisir de savoir que dans quelques instants je serai en l'air! Le gonflage est étonnant de facilité, l'aile monte vraiment bien, ne shoote pas.

Quelques secondes de gonflage sur le décollage, histoire de tâter la masse d'air et de prendre contact avec mon nouveau jouet.
Il ne s'est pas écoulé une minute que je ne tiens plus! ... 3 pas plus tard, je suis en l'air. Heureux.

premier vol de 2015 : icepeak 8!

D'entrée, le feeling est différent. Cette sensation de puissance que je ne connaissais pas avant qui m'envahie est indescriptible.
J'ai l'impression de ressentir le moindre mouvement de l'air qui m'entoure, l'aile semble avoir une pression énorme!
Je pousse le barreau, juste pour voir... L'aile plonge devant, toujours gonflée à bloc, les avants sont tendus, les actions aux arrières sont d'une efficacité redoutable!

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Quelques minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir toujours volé sous cette aile, totalement à l'aise, jouant avec
la masse d'air, je me surprends même à sortir l'appareil photo, et malgré le vent bien travers Est, l'aile est restée solide et
n'a pas esquissé la moindre fermeture du bout de plume de tout le vol.

Cette Icepeak 8 est vraiment dingue, je n'avais jamais ressenti ce feeling en l'air! Il me tarde d'y retourner.

C'était quasiment mon premier vol de 2015, mais quel vol! La saison commence bien, de belles choses sont à venir! :)

J'ai même pris le temps de faire un self'IP8! ;)

premier vol de 2015 : icepeak 8!

Et Léo a filmé nos vols:

Et au passage, je suis toujours à la recherche de sponsors pour m'aider à financer ma saison, parce que pour aller en coupe du monde, il va falloir payer les billets d'avion...
Si vous connaissez quelqu'un, ou quelqu'un qui connaît quelqu'un...
N'hésitez pas à transmettre mon dossier, dispo à cette adresse:

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Publié le par Thibaut
Publié dans : #TMA, #espace aérien, #parapente, #basse normandie

Trace du vol:
http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2013/vol/20149792

Et pour comprendre la difficulté du jour, affichez l'espace aérien! (le petit avion en haut de la carte à droite!)


Aujourd'hui, la météo sur site n'a rien à voir avec ce qui était annoncé!

Donc la journée commence par une heure et demie de vol en local, ponctuée par quelques attaques de buses et quelques passages bien en dessous du déco!

Et puis, d'un coup, la machine se met en place, le vent rentre ESE, nous sommes scotchés en l'air, et perpendiculairement au déco! Je me repose au sommet et j'attends un peu que cela se calme.

Je redécolle une demie heure plus tard, et trouve le thermique de sortie directement après le décollage! Il me monte au plaf, et un choix stratégique s'impose! Dans la direction du vent, la mer me tend les bras, mais la TMA de Deauville et son plancher à 762m me refroidissent, tandis qu'en crabant, il semble pleuvoir un peu plus loin que Falaise! J'avance un peu dans cette direction, mais la pluie est bien présente au loin, alors je décide d'aller m'entraîner aux points bas sous la TMA! Un plaf max à 762m/mer et le sol à 200m/mer, ça ne fait pas beaucoup de gaz pour tenter quelque chose, mais je suis décidé!

Et effectivement, ce n'est pas de la tarte, chaque transition débouche sur un point bas rapidement, sauvé un coup par les mouettes, une autre fois par un village, le moindre pêt de none doit-être optimisé! Et dès que j'arrive à 600m/mer, je pars poulie/poulie pour quitter la zone ascendante, si j'atteins 630 j'attrape les B3 pour ne prendre aucun risque d'emplafonner!!

Cette technique marche sur 20 bornes, jusqu'à ce qu'un obstacle ne se dresse sur mon chemin;DES EOLIENNES! Parce que passer un col c'est pour les petits joueurs, contourner une éolienne c'est pour les Hommes! :D

En fait, mon glide final me permet juste de passer entre deux éoliennes, même pas au-dessus, et j'espère trouver un truc derrière, mais rien, je pose à 50m d'un éolienne, la masse d'air n'est même pas turbulente.

En tout cas, faire la mer sous la TMA, c'est vraiment un défi de taille, j'attends une belle journée avec des plafs ridiculement bas pour enfin y parvenir...

D'autres photos à suivre quand mon appareil aura de nouveau de la batterie!

Quelques photos du vol! :)
Quelques photos du vol! :)

Quelques photos du vol! :)

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